Présentation

A partir de 2015, le socle européen des droits sociaux a été élaboré sur la base notamment d’une consultation citoyenne.  Il a été ensuite approuvé par le Parlement européen, le Conseil et la Commission en 2017.

L’objectif du socle européen des droits sociaux est de conférer aux citoyens des droits nouveaux et plus efficaces, sur la base de 20 principes clés répartis en 3 grands volets :

    Égalité des chances et accès au marché du travail

    Conditions de travail équitables

    Protection sociale et inclusion sociale

Le premier principe de ce socle européen des droits sociaux énonce que « toute personne a droit à une éducation, une formation et un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de qualité, afin de maintenir ou d’acquérir des compétences lui permettant de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions sur le marché du travail »

Le projet RECTEC+, élaboré dans la continuité du projet RECTEC, vise à répondre aux besoins d’identifier, d’objectiver et de reconnaître les compétences transversales, exprimés par les employeurs, les professionnels de l’éducation et la formation, et les universités. En effet, ces compétences sont devenues incontournables sur les marchés du travail européens qui font face à des évolutions permanentes, importantes, voire brutales.

Le projet RECTEC a montré que de multiples interprétations circulent sur la notion de « compétence transversale » allant même jusqu’à répertorier des qualités personnelles, des états psychologiques, difficilement objectivables et encore moins évaluables dans le cadre de la formation (pré)professionnelle et universitaire.

Au cours de ce projet, les partenaires ont produit une carte de 12 compétences transversales graduées en corrélation avec les quatre premiers niveaux du Cadre européen des certifications.

La nécessité de poursuivre le travail sur les niveaux 5 à 8 du Cadre Européen des Certifications est rapidement apparue afin d’outiller l’objectivation et la caractérisation de ces compétences tout au long de la vie.  Celles-ci deviennent essentielles dès la fin de l’enseignement secondaire pour l’accès au monde du travail, l’enseignement universitaire, les formations continues pour adultes, les bilans de compétences et la Validation des Acquis de l’Expérience,  

A titre d’exemple, la mise en place de l’approche par compétences à l’Université en articulation avec la formation professionnelle et les situations de travail constitue un enjeu majeur pour l’ingénierie des parcours et la professionnalisation de populations européennes, en particulier celles qui naviguent entre les niveaux 3, 4 et 5 du Cadre européen des Certifications (CEC).

Autre exemple : le cadre de la Validation des Acquis de l’Expérience qui positionne essentiellement les aspects techniques ne suffit pas à reconnaître toutes les compétences développées au cours des expériences professionnelles.

Les résultats attendus du projet concernent donc plusieurs dimensions :

    Construire des parcours prenant appui sur les graduations des compétences transversales afin d’impacter les ingénieries de parcours et sécuriser les poursuites d’études, l’atteinte de niveaux supérieurs de certification et/ou de postes de travail,

    Accroître la coopération entre acteurs de la formation, l’enseignement secondaire et supérieur, l’entreprise, la Fonction Publique.  Il s’agit ici de construire des synergies et des modalités de coopération entre des « mondes » habitués à agir de manière juxtaposée,

    Favoriser le pouvoir d’agir des bénéficiaires finaux à travers la verbalisation et l’explicitation du lien entre expériences-projet-compétence